Fantasy

La rusalka-Erin Bow.

La Rusalka (1)

Au mois de mai, le thème du challenge d’once upon a book était fantasy. C’est un genre que j’aime particulièrement, j’étais donc ravie de découvrir La rusalka d’Erin Bow aux éditions ALICE FANTASY.

Résumé de la quatrième de couverture:

Il y a eu le skara rok, « la mauvaise période », la canicule qui a détruit les cultures. Puis, une épidémie de « fièvre des sorcières », à laquelle a succombé bien des gens dont le père de Kate. Enfin, l’hiver, et la famine… Pour survivre, Kate, orpheline, affamée, ne possède plus que ses outils de sculptrice et l’ancien établi de son père dans lequel elle se réfugie la nuit. Un jour arrive Linay, un étranger albinos, un « sorcier blanc », à la recherche d’une ombre pour pouvoir tisser un sortilège puissant. Kate lui semble une proie bien facile. Mais une ombre ne se vole pas, elle doit être donnée librement. Et Kate lui refuse la sienne. Alors, Linay multiplie les miracles autour d’elle, pour faire naître la suspicion à son égard. Accusée de sorcellerie, Kate risque le bûcher et doit donc fuir son village, démunie de tout. Elle n’a d’autre recours que céder son ombre à Linay, pour obtenir de lui quelques moyens de subsistance. En échange, car l’usage de la sorcellerie exige toujours un don, il concède la parole à son petit chat-le voeu inavoué de l’orpheline: un compagnon pour briser sa solitude. Kate ignore encore que le sortilège qui se servira de son ombre a pour but d’assouvir une terrible vengeance. Et que son destin est maintenant lié à celui de la rusalka.

Mon avis:

Pour commencer, la couverture est sublime. Le jeu d’ombres et de lumières représente vraiment bien l’histoire. Avec le personnage du chat, le personnage central orphelin (cf. La carte des mille mondes) et la couverture, je m’attendais à lire de la littérature de jeunesse. Je craignais que ce soit trop lisse, que l’histoire n’exploite pas tous les faits.  J’avais été échaudée avec L’ange et le loup, thème du drame au mois d’avril.  Eh bien pas du tout! Il s’agit d’aventures dramatiques avec pour personnage principal une jeune sculptrice.

Le personnage du chat amène la pointe d’humour nécessaire aux tragiques événements traversés par Kate. Nous découvrons le monde des Vagabonds avec des personnages attachants comme Drina, son oncle et la grand-mère. Cette communauté va se rapprocher le plus d’une famille adoptive pour l’orpheline.

Nous évoluons dans un monde magique du Moyen-Age, période sombre pendant laquelle les gens sont brûlés sur simple suspicion de sorcellerie. Le roman exploite les thèmes de la famille, des amis, la peur des gens différents, la mort et la perte d’un être cher.

L’histoire de l’ombre est intrigante. Le récit se tisse tout autour de celle-ci. Chaque début de chapitre est dans une police particulière et situe l’action. J’ai apprécié ces différences de police et les éléments graphiques entre les paragraphes qui peuvent rappeler les enluminures du Moyen-Age.

Le récit est difficile par certains moments, notamment lors de l’agression de Drina, extrêmement violente. L’auteur n’utilise pas de détails, elle va à l’essentiel et cela est d’autant plus efficace dans la description de ce genre de scène, comme le sort réservé à Kate par les Vagabonds.

Le personnage de Linay est à part. Tout arrive avec et par lui. Malgré tout, j’ai ressenti de la compassion pour lui. Je n’excuse pas ses projets mais qui ne se dévouerait pas pour sa soeur/son frère?

Tout au long du récit, nous avons envie de connaître la suite. Kate est appelée Simple Kate. Mais elle est loin d’être simple. Elle est loyale, ne se laisse pas faire. Le récit oscille entre les moments calmes et les événements marquants. Cela permet une bonne dynamique et crée un effet de suspens. L’émotion est présente tout au long de ce récit.

J’aurai aimé en apprendre davantage sur l’histoire de la Guilde. Mais nous avons une fin ouverte alors … (à nous de faire le boulot 😉 ).

Le titre: La rusalka

  • élément central de l’histoire,
  • opéra de Dvorãk: histoire d’un esprit/fantôme qui erre. Proche des naïades ou sirènes de l’Antiquité, créatures dangereuses et cruelles en Russie.

La note: 16/20. J’ai beaucoup apprécié ma lecture. L’histoire est intrigante: se mêle actions, émotions, humour, peur et magie. Bref, un récit de fantasy des plus réussi que je vous conseille fortement.

 

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